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__Méline est finallement la seule chose que j'aime vraiment sur cette terre. Elle comble mon manque d'affection. Je me souviens alors de ce qui s'est passé hier soir. Mes yeux s'humidifient. L'espace d'un instant, j'ai oublié mes problèmes. Mais voilà qu'en un quart de secondes ils refont irruption dans ma mémoire. Je soupire. Encore une journée qui s'annonce agitée. Maman va me passer un savon...
Méline: Dis Kristen, t'étais où hier soir? j'ai essayé de t'appeler une dizaine de fois, mais tu répondais pas...
Sa voix douce me pousse à lui dire, mais je ne sais pas, il ya quelque chose qui m'en empèche. Je cache ma tête sous ma couette. Je ne veux pas qu'elle me voit pleurer. Mais c'est trop tard.
Méline: Hé Kris qu'est ce qui t'arrive? Pourquoi tu pleures? J'ai dis quelque chose de mal?
Moi: Nan... C'est pas de ta faute. Tu n'y peux rien.
__Je relève la tête. Nos regards se croisent. Ses yeux reflettent beaucoup d'incompréhension. J'ai l'habitude de tout lui raconter. Et elle aussi. Entre soeur, on se doit bien ça. Et puis ça me fait toujours plaisir de pouvoir l'aider, de lui remonter le moral. Et je sais que moi aussi je peux compter sur elle. Elle ne dira rien. Je lui explique tout. Même mon envie de me jetter dans le vide... Je pense qu'elle a compris ma détresse. Malgrè qu'elle n'ai que 16 ans, elle se comporte parfois comme une adulte. Je veux dire une véritable adulte.
Je sors de mon lit. Méline en profite pour prendre toute la place. Je la regarde, je sens en elle de la bonne humeur, et de l'énergie. Tout ce que moi je n'ai pas. Je sors de ma chambre en trainant des pieds. En descendant les escaliers, je manque de m'étaller. J'ai loupé une marche. Je crois qu'une où deux heures de sommeil en plus n'auraient pas été de reffus. Je bois un verre de jus d'orange, et vais jusqu'au salon. Ma mère est assise dans le canapé, elle feuillette un magasine. Lorsqu'elle me voit arriver, elle le pose et me fait signe de venir à côté d'elle.
Ma mère: Kristen, je n'ai pas apprécié la manière dont tu m'as parlé hier soir.
Moi: Je suis désolée.
Ma mère: Où étais-tu?
Moi: Je te l'ai dis, j'avais rendez-vous avec Hugo.
Ma mère: Kristen, il a appelé deux fois à la maison hier soir. Tu ne répondais pas sur ton portable.
Moi: Je l'ai perdu.
Ma mère: Tu as perdu quoi? ton portable ou Hugo?
__Je ne veux pas lui dire! Je baisse la tête. Je ne réponds rien. Si seulement elle pouvait ne pas être aussi égoiste. Je sais très bien comment les choses vont se passer. Elle va faire mine de s'interesser à mon problème, elle va se montrée tendre et affective, mais dans deux heures elle aura oublié ma peine. Dans le fond, ça fait tellement longtemps que j'attends d'avoir un moment comme celui là avec elle, que je préfère me lacher, exposer mes sentiments au risque de souffrir encore de son indifférence.
Moi: Les deux...
J'éclate en sanglot. J'avais raison. Je sens ses bras m'attirer vers elle et me serrer très fort. L'odeur de son parfum coûtant une fortume me chatouille les narines. Elle me caresse délicatement les cheveux. J'aime ces moments là. Ils sont si rares... J'en profite, sans me poser de question. Puis elle se lève et ouvre la porte de la maison. Elle va surement aller profiter du soleil.
Ma mère: Tu en trouveras d'autres des garçons. Un de perdu, dix de retrouvés! Demain, nous irons t'acheter un nouveau portable.
Elle sort et ferme la porte. Et voilà, je me retrouve seule une fois de plus. Je remonte dans ma chambre, Méline n'y est plus. Je regarde l'heure, il est 15h30. Soudain, quelqu'un entre. C'est mon père.
Mon père: Kristen ce soir nous sortons.
Moi: Amusez-vous bien.
Mon père: En famille.
Moi: Mais papa la dernière fois tu as dit que..
Mon père: C'était la dernière fois. Aujourd'hui je te dis que tu dois venir un point c'est tout. De toutes façons, tu n'as pas le choix! Tu n'as pas encore 18 ans, ce n'est pas à toi de décider!
Moi: Ouai ben vivement dans 5 mois! Je serais libre comme l'air.
Un blanc s'installe. Mon père sait parfaitement que j'ai horreur de sortir avec eux. Je suppose que nous sommes invités à une de ces interminables soirées où se trouves les personnes les plus riches et prétencieuses de la ville.
Moi: Et on va où?
Mon père: Chez les Eichmmann. Ils organisent un gala en l'honneur de je ne sais quoi. Ce sera le même genre de soirée que celle du mois dernier.
__Je lève les yeux. Encore une soirée ennuyante: il n'y aura bien sûre que des vieux riches et prétencieux comme je le pensais.
Mon père étant sortit, je me dirige vers ma salle de bain. Je fais couler de l'eau: un bon bain m'attend.
19h00, toute la famille est prête. Nous sommes maintenant dans la voiture. Ma soeur me regarde. Elle aussi n'est pas très emballée à l'idée de passer la soirée là bas. Nous arrivons. Dès que nous passons la porte de la villa des Eichmmann, mes parents disparaissent dans la foule. Les connaissant, ils sont partis saluer un peu tout le monde. Méline et moi allons sur la terrasse. Nous nous asseyons sur les transats et discutons.
C'est fou ce que ces soirée attirent du monde... Je ne savais pas qu'il y avait autant de personnes aisés à Hambourg.
Méline: Je vais chercher un truc à boire, tu veux que je te ramène quelque chose?
Moi: Si tu trouves du coca parmis les bouteilles de champagne, je veux bien.
Je la vois s'éloigner, et disparaitre. Je me lève et m'accoude à la balustrade de la terrasse. Le soleil vient juste de se coucher, il reste dans le ciel de petites traces orangées. Je contemple le croissant de lune de plus en plus visible.
... : C'est beau n'est ce pas?
Je me retourne. Un garçon, à peine plus agé que moi tient un verre de coca dans sa main droite. Sa tête me dit quelque chose. Mais oui, c'est lui. Bon Dieu, qu'est ce que je t'ai fait pour que tu m'en veuilles autant?
Moi: Oui.
Il s'approche, et s'appuit à son tour sur la balustrade. Il soupire. A croire que lui aussi aimerait être ailleurs. Je tourne la tête vers lui. Je remarque que son regard est perdu dans les étoiles qui commencent peu à peu à briller. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai la soudaine envie de savoir à quoi il pense.
... : Je donnerais n'importe quoi pour être chez moi, en train de regarder la télé en mangeant du pop-corn...
Moi: Je donnerais n'importe quoi pour ne jamais être née.
Il me regarde. Il parait si fragil. Un petit sourire à peine visible vient se dessiner sur ses lèvres.
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Déja un peu plus d'action
Mais toujours pas ce que vous attendez.
ça viendra.
[ Cette fois-ci, nous les atteindrons les 300 com's =) ]
[ Faites un petiit effort ;) ]
Elise.